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Hier et ce matin, une bonne partie du réseau Jeunes Agriculteurs a mis le cap vers la Guadeloupe. Organisée par les JA Guadeloupe, l'Université d'hiver 2011 rassemblera durant quatre jours 300 jeunes agriculteurs issus de tous les départements de la France hexagonale et de l’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion et Mayotte) ainsi que des élus.

Ils séjourneront et prendront part à des séances de travail dans le but de pérenniser le renouvellement des générations agricoles c’est-à-dire réfléchir sur les difficultés et caractéristiques des régions ultramarines afin de favoriser l’installation des jeunes dans le secteur agricole.

La table ronde du jeudi 8 décembre, ouverte à la presse, sera l'occasion de discuter des jeunes agriculteurs face aux défis de la souveraineté alimentaire dans les DOM. Pascal Perri (géographe et économiste, spécialiste des DOM et déjà auteur d'un livre avec mon prédecesseur William Villeneuve) a produit pour les JA Outremer une réflexion sur ce thème, qui sera diffusée en intégralité le 8 décembre,  et dont voici quelques extraits :

"La mondialisation impose de revoir les modes de pensée et d’action. Ce qui se passe de l’autre coté du monde a désormais une conséquence de l’autre coté du trottoir. Ce document a pour vocation d’interroger les logiques actuellement à l’œuvre à l’échelon international et dans les territoires pour bâtir un modèle durable pour les DOM (...)

 "(...)Les charges qui pèsent sur le monde paysan sont lourdes. Mais les JA n’entendent pas se satisfaire d’un discours victimaire et misérabiliste. Ils souhaitent lucidement attirer l’attention des consommateurs, de leurs pairs et des pouvoirs publics sur les difficultés du métier, non pour bénéficier d’un traitement d’exception, mais pour identifier des pistes de sortie par le haut. Dans les DOM, les obstacles à lever sont les suivants :

  • L’accès au foncier, dans lequel il n’est pas d’agriculture locale
  • La faiblesse des outils de financement
  • Le prix dissuasif des intrants pour lesquels un régime fiscal d’exception pourrait être proposé en raison des enjeux de développement endogène et de santé publique
  • Le financement de la transition d’une agriculture mono culture d’exportation vers une agriculture tournée vers son marché intérieur."