JA lance une « Opération solidarité » avec les producteurs livrant à Lactalis
Pour appuyer les groupements de producteurs Lactalis dans leur action pour que l’entreprise revienne à la table des négociations, Jeunes Agriculteurs lance ce jour une pétition de soutien aux éleveurs livrant à Lactalis. Les signatures seront remises au Ministre de l’Agriculture pour qu’il en soit directement et fortement porteur auprès de Lactalis.
Pour plus de rapidité et d’efficacité, la pétition est une pétition en ligne avec signature électronique. Il s’agit de mobiliser rapidement le réseau JA pour que chacun signe cette pétition : les signataires doivent en effet être des agriculteurs.
Voici le texte de la pétition en ligne lancée par JA :
"L’ensemble des producteurs de lait et d’autres productions sont alarmés par la proposition contractuelle déséquilibrée « proposée » par Lactalis.
Tous concernés par l’avenir de la structuration des filières agricoles et par l’établissement d’une contractualisation équilibrée durable avec l’aval, Jeunes Agriculteurs demande à Lactalis de revenir à la table des négociations.
Jeunes Agriculteurs demande une négociation collective qui implique la reconnaissance, par l’entreprise, du rôle des groupements de producteurs."
Bongrain a tout bon ! Mais les autres ?
J'ouvre les colonnes de ce post a Christophe CHAMBON notre secrétaire général (éleveur laitier dans le Doubs) qui a assisté ce matin au SIA à la signature du protocole d' accord sur la contractualisation Bongrain :
"On ne peut que se réjouir de l'exemple donné par Bongrain ce matin au Salon de l'agriculture à l occasion de la signature d'un protocole d'accord avec ses producteurs. Un exemple qui s'ajoute aux mêmes démarches déjà initiées par d' autres entreprises telles que Senoble et cie ...
Soulignons l'importance donnée ds le contrat Bongrain aux jeunes installés qui bénéficient d' un contrat renouvelable automatiquement (lisibilité de 12 ans). Ce contrat est cessible, ce qui permet de le transmettre avec son outil de production. N'oublions pas non plus que cette négociation de contrat a permis de mettre en place Une gestion collective des volumes producteurs - entreprises.
Un bémol toutefois : ces réjouissances ne masquent pas les grosses inquiétudes que nous avons pour les producteurs Lactalis qui vivent au quotidien l'arrogance et la pression de groupe sur le débat de la contractualisation et l organisation de producteurs !"
Le potentiel de notre filière bovine doit être activé
Charolaises en champ / source JA MAG
Je vais cet après-midi et demain à l'AG de la FNB (fédération nationale bovine) qui se tient à Brumath, près de Strasbourg. Nous sommes vraiment à la croisée des chemins dans cette filière. Le contexte mondial lui est hyper favorable, la demande de consommateurs (et des nouveaux consommateurs) de viande est forte, les perspectives de développement sont là...il faut maintenant nous mobiliser pour assurer !
L’autre Hollande...
...Ou deux Jeunes Agriculteurs en « tournée laitière » aux Pays-Bas !
L’optimisme et le volontarisme sont bien les deux mamelles de la Hollande ! Du 25 au 27 janvier 2012, Jérémie Bolon et Jérôme Chapon, deux administrateurs nationaux des Jeunes Agriculteurs (éleveurs laitiers dans l'Ain et la Manche) ont rencontré des acteurs de la filière laitière aux Pays-Bas pour échanger sur l’avenir de la production après 2015. Au programme : comment continuer à produire du lait demain ? Quelles relations avec les entreprises ? Comment confronter nos différentes visions et identifier des points de convergences. Je leur laisse la parole dans ce blog...
« A Friesland Campina (Principal coopérative hollandaises avec près de 9 milliards de litres de lait collecté dans le Pays - ndlr), personne ne peut siéger à de hautes responsabilités plus de 10 ans, un renouvellement est obligatoire », c’est par ces mots qu’un membre du bureau « jeune » de Friesland Campina nous révèle le long chemin qu’il reste à parcourir en France pour moderniser nos coopératives. Grâce à ce système qui permet un réel turn-over, un maximum d’adhérents peut accéder à des responsabilités et acquérir une formation poussée pour participer à la construction de la stratégie globale de la coopérative. Et une stratégie, Friesland Campina en a une : mettre le paquet sur l’innovation, le marketing pour développer leur marché à l’export. Une stratégie très « hollandaise » bien sûr mais qui a le mérite d’avoir la confiance de ses producteurs-adhérents. En effet, Friesland Campina est divisée en deux « entités » : le « maillon » transformation détenu à 100 % par la coopérative mais avec un statut presque privé et la coopérative en elle-même avec son conseil d’administration et un bureau. Bureau qui contrôle et valide les directions prise par le bureau exécutif en charge des décisions stratégiques. Résultat : confiance et efficacité.
Young is beautiful
Et les jeunes dans tout ça ? Deux fois par an, la coopérative partage avec son assemblée de jeunes producteurs sa stratégie, son projet. En plus de ça, des réunions de district ont lieu (l’équivalent de nos assemblées de sections). A noter qu’un « conseil jeunes » et qu’un « bureau jeunes » sont en place et sont consultés régulièrement ! De quoi nous donner quelques idées...
La fin des quotas ne fait pas peur aux producteurs hollandais, pour eux, il est d’ailleurs temps de s’en débarrasser : ils se préparent à la libéralisation du marché en ayant conscience que la France ou l’Allemagne seront des concurrents « redoutables ». Ce n’est pas pour autant qu’ils souhaitent une libéralisation à tout va de la filière : observatoire des volumes et des marché e, organisation interprofessionnelle européenne ne sont pas des « gros mots » pour eux !
Gouvernance is beautiful
Malgré leurs airs de libéraux décomplexés, les jeunes producteurs de Hollande ont bien conscience qu’en France, nous n’avons pas à faire face aux mêmes enjeux notamment en termes de maintien d’activités économiques sur des territoires et de préservation de diversité des produits et des systèmes. Si eux n’appréhendent pas la convergence des aides PAC qui aura pour conséquence chez certains une baisse du DPU de 1200 euros l’ha à 250 euros l’hectare, ils comprennent l’importance que peuvent avoir 50 ou 100 euros de plus à l’ha pour assurer l’avenir d’une exploitation de montagne.
Le modèle hollandais n’est pas applicable en France, il n’en n’est d’ailleurs pas question : nous n’avons pas une coopérative dominante comme Friesland Campina et le tissu important d’entreprises privés, grandes ou petites que nous devons préserver serait un « frein ».
La question à se poser n’est donc pas « comment faire comme eux ? » ni « comment « rivaliser » avec eux ? », mais bien « comment s’inspirer de certaines de leurs pratiques, notamment sur les aspects de gouvernance des coopératives, pour partager des stratégies collectives sur nos territoires ? » Avant de vouloir à tout prix se lancer dans une course effrénée sur les marchés internationaux : mettons nous tous autour d’une table, identifions nos débouchés, évaluons notre offre, recensons nos outils et identifions les investissements collectifs nécessaires à réaliser dans nos bassins de production pour répondre à ces débouchés. Ce n’est que de cette manière que le futur doit être envisagé, pas autrement et pas de façon dispersée.
J.B et J.C, assez bluffés par le pays du Gouda... »
L’Agriculture : « la » recette gagnante à partager ! OUI, mais...
Notre conférence de presse de ce matin au siège parisien de JA...
Dans la lignée de notre « Lettre aux Français qui aiment encore la terre », nous demandons aujourd’hui cinq mesures concrètes au futur Président de la République. » :
- L’engagement de maintenir les créations et reprises d’entreprises agricoles en France, et nous misons même sur plus de 1000 installations aidées en cinq ans
- Pour stopper la progression de l’artificialisation des terres agricoles, nous demandons que la base de perception et les taux de la taxe sur le changement de destination des terres agricoles soient élargis et que les commissions départementales de la consommation des espaces agricoles puissent rendre un avis conforme.
- Nous demandons que 20 % de l’approvisionnement de la restauration collective soit local et de saison et que le Conseil National de l’Alimentation (CNA) se mobilise pour enfin identifier l’origine des produits en Restauration Hors Domicile
- Sur les filières, nous voulons et nous pouvons nous les producteurs mieux nous organiser mais les pouvoirs publics doivent être plus volontaristes et débloquer le droit à la concurrence qui désavantage la France !
- Sur la PAC post-2013 et alors que 27 Etats membres de l'Union devront statuer sur les propositions de la Commission Européenne, nous demandons avec le Conseil Européen des Jeunes Agriculteurs (CEJA) que le « paquet jeunes » consacré à l'installation dans les 2 piliers ne soit pas optionnel mais obligatoire !
Je le dis et je le répète : L’avenir de notre agriculture se bâtira avec concertation et stratégie. Pour cela, l’Etat doit arrêter de « saucissonner » sa politique !
LE FUTUR STAND de JA au SIA 2012
Semaine verte allemande : j'y serai !
Ma semaine marathon continue !!
...je suis aujourd'hui à Dijon pour assister au Sommet du Végétal 2012 organisé par Orama (Union des grandes cultures), et je serai ce week-end à l'International Green Week de Berlin.
A l’invitation des Jeunes Agriculteurs d'Allemagne, je participerai en effet à une table ronde samedi 21 janvier 2012 organisée au sein de ce gigantesque salon mondial de la nourriture, l'agriculture et l'horticulture...
Et oui, il semble bien qu'en Allemagne, le mot "vert" ne soit pas aussi connoté qu'en France : tant mieux pour eux !
Photos du congrès BDL à la Green Week
Lettre aux Français...qui aiment encore la terre !
Nature Capitale, mai 2010 / source : JA MAG
L’élection présidentielle en France ne bouleversera sans doute pas l'année 2012 à l'échelle du globe, mais elle sera l'occasion pour chacun d'entre-nous de s'interroger sur la place qu'il occupe et le pouvoir dont nous disposons vraiment pour vivre mieux. Mais comment se positionner sereinement, au moment où le monde traverse une période de troubles tandis que les « experts » s'épuisent à formuler des diagnostics sensés ?
Que nous faut-il donc préserver, protéger, placer au cœur de nos exigences ?!
Nous, Jeunes Agriculteurs, croyons qu'il convient de s'en référer à des valeurs simples et primordiales qui donnent chaque jour un sens à notre existence et ce depuis que l'homme a compris qu'il est crucial de s'organiser pour être acteur de sa qualité de vie. Assez parlé des maux des agriculteurs, parlons plutôt des fondamentaux de l’Agriculture : solidarité, partage, transmission, organisation collective, adaptation et respect de la terre.
Il est temps de retrouver une pensée pragmatique, de replacer l’Homme au centre de notre économie et de nos territoires, pour penser notre existence et la façon dont nous envisageons l'avenir. La jeune génération d’agriculteurs est bien ancrée dans le réel et dans la société. Elle se lève tôt et elle vit le changement au quotidien. Poussée par les mutations internes et externes, elle a repris les rênes de sa destinée et veut partager ce qu’elle connait le mieux. Plus que jamais, nous souhaitons faire vivre nos territoires et les valoriser saison après saison. Renforçons l’accompagnement des jeunes qui démarrent en agriculture, recréons du lien avec les consommateurs, renforçons nos filières, misons sur des valeurs sûres en préparant l’avenir des tout jeunes enfants qui seront les agriculteurs de demain !
Le contexte économique difficile et l’incertitude actuelle nous demandent plus que jamais de pouvoir mobiliser nos forces vives. Puissions nous contribuer au débat national en exposant des idées claires et constructives afin de rappeler certains principes que nos dirigeants doivent replacer au cœur de leurs priorités.
Vous pouvez lire (et commenter !) aussi cette tribune sur : Le Cercle Les Echos
"Heureusement, nous rêvons toujours !"
Quoi de mieux pour démarrer l'année que ce bel article du journal SUD OUEST ?! Extrait : "« Malgré la crise, on ne peut pas se permettre de rester attentiste. Le monde change, il faut changer avec lui et surtout pas s'enfoncer dans un schéma reposant sur du "C'était mieux avant." »
Il se sait dans le train, il attend désormais qu'il reparte. Et il ne doute pas d'arriver à destination : « Je suis jeune et j'entends bien faire toujours ce métier dans dix ans. »"
La filière caprine doit rester vigileante !
Le 15 décembre dernier le groupe caprin national a rencontré lors de la journée caprine organisée à JA Nat’ un panel de transformateurs du lait de chèvre. Cette journée aura permis d’amorcer également les réflexions sur l’avenir de la filière à plus long terme : quelle organisation collective des producteurs demain ? Quel rôle pour l’interprofession dans la maîtrise des volumes ? Comment mettre en place plus de coopération et de cohésions entre les pays producteurs européens ?
Le groupe caprin national a rappelé son opposition à la nouvelle grille cellule qui n’est autre qu’une baisse cachée du prix du lait. Sur le prix, le groupe caprin national demande à tous les jeunes éleveurs caprins d’être vigilants en permanence : il faut à tout prix éviter une baisse. Si le prix du lait baisse, trop de jeunes producteurs se verraient contraints à mettre la clé sous la porte. Ce que nous ne pouvons absolument pas tolérer !
Une JA productrice de foie gras à l'honneur
Florie Devilliers Gerber est une jeune agricultrice de Haute Marne, qui produit du foie gras (ses parents sont céréaliers, elle s'est lancée elle-même sur cette production). A noter que Florie est aussi présente en page 69 du livre de recettes "Les jeunes agriculteurs aux fourneaux"...avec ses magrets aux pistaches et framboises !










